La Poste: ils manifestent pour garder leur bureau de Poste ouverte

Le bureau de Cœuilly, à Champigny, n’ouvrira plus qu’à 9 heures du matin au lieu de 8 heures aujourd’hui. Les syndicats craignent que ça préfigure sa disparition.

Après la fermeture effective de quatre bureaux de poste dans le Val-de-Marne en 2017, d’autres agences sont dans le collimateur. C’est le scénario que les syndicats redoutent pour celle de Cœuilly, à Champigny. Ce samedi matin, à l’initiative du PCF, des unions locales Sud Solidaires, CGT, FSU et de l’association Attac, près d’une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le bureau de poste.

Elles ont protesté contre la réduction des horaires et les suppressions d’emplois de guichetiers. Dès mai prochain, le bureau ouvrira ses portes une heure plus tard, à la suite de la suppression d’un emploi de guichetier et d’un mi-temps de remplaçant, selon la direction de la Poste. « Avant, cela ouvrait à 8 heures, c’était pratique pour les actifs qui pouvaient passer avant le travail », explique Marie-Josée Ginestet, militante syndicale.

«C’est une agence qui fonctionne bien, il y a toujours du monde »

Près de 11 000 personnes du quartier seraient rattachées au bureau de Cœuilly, selon la Poste qui a justifié cependant sa décision par une baisse d’activité et de fréquentation. « Entre 2013 et 2017, la fréquentation a chuté de 32,5 % », a indiqué Lionel Folch, directeur régional réseau et banque.

Ce qui étonne les habitants. « C’est une agence qui fonctionne bien, il y a toujours du monde. Si on la supprime, où ira-t-on ? », s’inquiète une habitante, alors que devant l’entrée de la Poste, la file d’attente s’allonge. Aujourd’hui, l’agence de Cœuilly accueille près de 400 clients par jour et regroupe 13 salariés au total.

Du côté de la mairie, l’annonce ne passe pas. « C’est inadmissible ! », tonne le maire (PCF) Christian Fautré après son dernier combat pour maintenir l’annexe postale Stalingrad. « Il est légitime d’avoir une présence postale dans ce quartier très étendu», insiste l’élu. Ce que soutient d’ailleurs le président (PCF) du conseil départemental, présent lors de la mobilisation. « La Poste a une mission de service public et a les moyens d’y faire face au vu de ses profits réalisés », souligne Christian Favier.

Une pétition a été lancée. Les syndicats ont aussi envoyé ce samedi, par courrier, une demande d’entretien au directeur régional réseau et banque.

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